DE BIEFS EN ECLUSES

 

Les 8émes rencontres de l'ARECABE
2 et 3 juin 2007

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Du colloque à l’inauguration de l’exposition

Cette année, pas de colloque.

Ce n’est pas que l’ARECABE n’avait rien à dire, ni qu’elle ne souhaitait pas solliciter le point de vue des institutionnels et autres partenaires potentiels de l’avenir du Canal de Berry, mais il nous a paru intéressant de bousculer ce qui était un peu devenu une routine. On s’assoit autour d’une table, on cause, et on s’en va…sans oublier de boire un petit coup pour la convivialité. Eh bien, cette année, nous avons préservé la convivialité, qui est une des images de marque de l’ARECABE, nous avons préservé le temps de parole si précieux pour permettre aux responsables que nous sollicitons de rappeler leur engagement pour la cause du Canal de Berry, mais nous avons renoncé à la confortable posture assise. Et comme nous avions envie de faire bouger les gens, à défaut de faire bouger assez vite les situations du canal, nous avons construit un projet d’exposition interactive, où les visiteurs étaient invités à devenir acteurs.

Une visite inaugurale du parcours de l’exposition.

La rencontre avec les officiels s’est donc présentée sous la forme d’une visite du parcours de l’exposition, avant son inauguration officielle. Ce fut l’occasion pour chacun de tester dans une amicale bousculade ses sensibilités sensorielles dans une situation fictive de navigation.
Il fallut parfois aller chercher les participants, car il n’est pas toujours facile de passer de la passivité du spectateur, à l’implication de l’acteur qui, s’il ne mouille pas la chemise, engage quand même une image de lui en se mettant en difficulté devant une épreuve dont il ne sort pas forcément brillant vainqueur. Heureusement, les épreuves étaient douces, et l’ambiance bon enfant. L’esprit de compétition n’était pas de mise ; il s’agissait seulement pour chacun de se tester avec le sourire, ce qui fut bien compris, puisque quelques 150 passeports ont été remplis.
C’est un document qui était remis à l’entrée de l’exposition. Passée la chicane de feuillage qui vous faisait pénétrer dans l’univers simulé de la navigation sur le canal, il vous guidait de poste en poste pour solliciter votre attention sur les diverses expériences sensorielles qui vous étaient proposées. Au visiteur de répondre aux questions pour tester la maîtrise de ses sensibilités et son sens de l’observation. Un tirage au sort a récompensé dix de ces participants qui ont pu revenir cet été pour une navigation en vrai sur le bassin, avec un franchissement d’écluse. Car bien sûr rien ne vaut un vécu complet, surtout quand il a été préparé et sensibilisé.

Le passeport sensoriel.

Le parcours sensoriel de la navigation.
Il a été inspiré par la thématique de la Maison du Pays de Vierzon, qui se trouvait partenaire de plein droit. Mais son originalité reposait sur la spécificité des sensations sollicitées. Car c’était bien la navigation qui était mise en avant. Expression des contrastes qui pouvaient opposer le monde terrestre et le monde aquatique, le visiteur navigateur passait du bleu moquette de la voie d’eau, aux plaques gazonnées des berges du canal.

Poste 1 : appareillage. Test du toucher. Lien entre le terrestre et l’aquatique, l’amarre est à nouer et dénouer. Nœud de cabestan sur le piquet de la berge, boucle sur le taquet du bateau : première épreuve tactile où l’on entortille le brin de cordage dont on comparera la structure en tâtonnant trois brins divers dissimulés dans des sacs obscurs. Et vogue, non pas la galère, mais le coche d’eau, vers le poste suivant à travers la moquette bleue des horizons aquatiques !

Poste 2 : Test de la vue. Comment affronter ces paysages qui défilent lentement au rythme paisible du bateau, dans les reflets de lumières et les remous qui vont danser sur la berge. Une série de photos vues de l’avant ou de l’arrière du bateau permet de tester son appréciation des perspectives du paysage qui s’ouvre et se referme. Et comme le miroir de l’eau est trompeur, une autre série jouant sur la symétrie de ces reflets mélange l’endroit et l’envers.

Poste 3 : test de l’ouïe. Car nos yeux sont encadrés par deux oreilles attentives et parfois inquiètes comme celles des chevaux qui cherchent à déceler le bruit suspect. Bruits d’eau, bien sûr. Alors, il fallait distinguer le frémissement du vent dans les roseaux, de la pluie qui crépite sur le plan d’eau ; ne pas confondre le glou glou du robinet qui coule dans le lavabo avec le bouillonnement de l’eau qui envahit l’écluse, ou le brassage de l’hélice dans le ronronnement du moteur.

Poste 4 : test de l’odorat. Le monde de l’eau est riche d’odeurs qu’il laisse glisser de très loin, annonciatrices de la halte prochaine avec son arôme de café, senteur des profondeurs mystérieuses de l’eau avec ses relents de vase, ou fraîcheur prometteuse des herbes vives de la berge…Trois pots aveugles à sentir et reconnaître.

Poste 5 : on accoste. Voilà la rive, c’est un autre test du toucher qui s’annonce ; mais cette fois, c’est le pied qui découvre et ausculte le terrain. De quelle matière sera fait le sol où l’on aborde ? Trois sacs mystérieux à tâter du bout du pied, et à reconnaître. Et puis, si l’on a bonne mémoire, on refera le nœud de cabestan sur le poste d’amarrage.

Poste 6 : un territoire à déguster. Maintenant que nous voilà revenus chez les « gens d’à terre », leur terroir nous propose ses productions savoureuses. Le stand de la Maison de Pays vous en propose quelques dégustations à identifier.
Sereins et rassasiés, vous êtes prêts pour l’aventure de nouvelles découvertes.

Poste 7 : l’Entente des Canaux du Centre France vous propose ses territoires à découvrir par la navigation de ses canaux et rivières aux charmes si variés ;
Et l’A.N.P.E.I. au sigle mystérieux vous invite à partager vos expériences avec ses nombreux adhérents qui naviguent aux quatre coins de France et d’ailleurs.
Vous déposez le passeport dans l’urne, et recevez un bon d’embarquement pour une promenade immédiate sur les eaux animées du Bassin où l’Yèvre et le canal se confondent, l’expérimentation grandeur nature des sensations que vous avez conjuguées dans l’exposition.

A la sortie, les grands frères de l’ARECABE, les Amis du Cher Canalisé vous rappellent qu’au bout de notre canal, la rivière défend son ambition d’espace à naviguer pour élargir l’univers de nos sensations dans des paysages emblématiques.

Ainsi s’est déroulée l’exposition interactive dont nous avons apprécié la réussite, car il a fallu parfois faire face à une affluence chaleureuse. Les membres de l’ARECABE qui en assuraient l’animation ont été très sollicités et ont pu juger de l’intérêt manifesté par les visiteurs. Assurément, ces démarches d’interactivité sont une piste essentielle pour atteindre les divers publics de tous âges que nous souhaitons sensibiliser aux richesses d’un canal navigué.

Jean-Claude CAILLOUX

200 randonneurs entre le Canal et l'Yèvre
 
"Qu'est-ce que c'est que cette randonnée, le parcours n'est même pas fléché ! Je suis au dessus de la voie ferrée. Que dois-je faire ?" Pas content du tout ce monsieur qui nous appelle à peine un quart d'heure après être parti... en courant !" Revenez sur vos pas monsieur et vous allez passer au dessus du canal, vous avez pris une mauvaise direction mais le parcours est correctement fléché."  La randonnée de l'Arécabe, elle se mérite. Il faut prendre son temps et profiter pleinement d'une nature exceptionnellement douce. Si on ajoute à ce grincheux de service, quatre assistés qui auraient aimé que l'on balise le parcours comme d'autres taguent un train de banlieue, on arrive au nombre négligeable de cinq rouspèteurs. Voilà qui est positif eu égard aux cent quatre vingt quinze autres qui se sont dits enchantés de leur balade entre Yèvre et Canal et qui ont apprécié la traditionnelle pause casse-croute à l'écluse de Givry. Un grand merci au passage aux fidèles boudinier, tartineur et tartineuses que sont Alain, Jean-Noël, Maryse, Françoise et Laurence. Bienvenue également à Laureline, charmante et souriante "caissière" présente au départ. On regrettera toutefois que la gagnante de la journée navigation n'ait pas cru utile de venir récupérer son lot. Il faudra sans doute revoir la façon de procéder au tirage au sort car un lot de cette valeur ne se donne pas à la sauvette. Quoiqu'il en soit, il convient de remercier l'ami Claude Bloquet-Voisin, généreux donateur qui, chaque année soutient la randonnée de l'Arécabe.

François FAUCON 

   

La navigation :

Victime de son succès ARECABE ?

Peut-être …… Malheureusement cette année beaucoup de prétendants à la navigation, mais peu d’élus car faute de bateaux nous n’avons pas pu satisfaire à toutes les demandes. Il est vrai que cette remontée vers Les Forges est un symbole pour les Vierzonnais et qu’ils sont nombreux à nous la demander. C’est une image forte de ce que pourrait être ce Canal De Berry à nouveau navigué. Personne ne s’y trompe.
Petite anecdote : j’ai eu le plaisir de retrouver la semaine suivante à Noyers-sur-Cher des personnes qui n’avaient pu passer d’écluses à Vierzon. Leur persévérance a été récompensée puisque je leur en ai fait passer deux sur ce sympathique parcours du Canal en Loir et Cher.
De nombreux amis d’autres associations n’ont pu faire le déplacement notamment nos «  pneumatiques  » du club d’Orléans. D’autres, pour pouvoir être présents partout, ont dû disperser leur flottille. Du coup, les présents ont dû s’activer pour répondre à la demande.
Le passage des écluses prend beaucoup de temps et limite inévitablement le nombre d’allers et retours ainsi que le nombre de passagers, alors, Il ne restait donc pour tous les autres, que la promenade des bateaux sur le bassin. Cette année, la chaleur aidant, une foule nombreuse s’est présentée dimanche vers 16h00 au moment où le soleil «  tape un peu moins  » alors notre équipe ponton a du réagir avec vigueur et efficacité. Un grand merci à toute l’équipe qui comme d’habitude a «  assuré » et le mot est faible, compte tenu de certaines situations !
Mais il faut bien avouer qu’ils ont reçu un renfort de taille cette année puisque Philippe du 41 nous a rejoint avec toute sa vigueur et son enthousiasme, et il en fallait ce dimanche après-midi pour canaliser et faire patienter ces nombreux candidats à la balade sur l’eau. Après de multiples allers et retours sous une météo toujours clémente, le temps était venu pour nous, de remettre les bateaux sur leurs remorques et quitter pour cette année encore, le quai du bassin… Ainsi s’achevait, en fin d’après midi, ce week-end de navigation champêtre à la ville.

Souhaitons que l’année prochaine tous nos absents soient de retour sur le Canal De Berry à Vierzon pour BIEFS 2008.
A l’année prochaine.

Didier BELME


     

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