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Dans le Val d’Aubois, de Cazin à La Chapelle Hugon

dimanche 12 février 2017, par MSMT

La 3ème journée dans le Val d’Aubois, de Cazin à La Chapelle Hugon. La diversité tout au long du canal.

L’écluse de Cazin notre point de ralliement du jour est comblée, nous y garons sans pitié nos véhicules. Accrocs de ces marches le long du canal de Berry, une vingtaine de bipèdes bien emmitouflés constatent que le miroir du Canal est gelé !

Sans tarder nous nous dirigeons vers le « pôle » de la Guerche. Au passage un premier pont, Chantereine, puis celui du Gué Pallet. Tous deux anciens pont-levis. André nous explique comment mettre en place à ces endroits, deux nouveaux pont-levis, à système de levage hydraulique, manuel. Ceci dans un projet de développement touristique, avec navigation douce depuis La Guerche.

Venant comme nous de Cazin, les mariniers avaient en point de mire la cheminée de « l’usine Sauvard ». Quelle belle approche.

L’usine Sauvard, importante tuilerie-briqueterie de La Guerche, porte le nom de la famille qui a créé (1852) et développé cette activité (1895-1910-1920 apogée). Elle ferme en 1939. Aujourd’hui les bâtiments, les cheminées, les fours font l’objet de rénovation par le département.

Pierre et André nos spécialistes nous présentent, avec force détails, comment fonctionnaient ces machines.

Au pont de la Guerche, juste avant le port, c’est Maryse qui prend la parole devant l’ancienne usine électrique installée par Pierre BOUCHER, elle nous retrace en quelques dates la vie de cet entrepreneur discret qui a travaillé à électrifier différents ouvrages de la région.

Passage sous le pont de chemin de fer, Bourges, un très bel ouvrage élancé, d’une hauteur, au-dessus du plan d’eau de 8m28.

A l’écluse de L’OIE s’arrête la ligne d’eau. Au-delà le canal est à nouveau asséché. Un dur travail de nettoyage est en cours, avec un projet à faire pâlir les incrédules. Une remise en eau de la portion écluse de L’OIE, écluse de FAGUIN, un peu plus d’1 km. Et ce ne sont pas que paroles en l’air, le défrichage commence le 6 février à l’initiative de « la Perche Guerchoise ».

Toute la traversée de La Guerche en suivant le canal nous montre les signes des activités multiples qui se sont développées grâce à la présence de la voie d’eau.

Maintenant nous sommes à la « ligne des bœufs », et Jack tient à nous présenter les dernières traverses de la petite voie ferrée, les wagons étaient effectivement tractés par des bœufs (économie, écologie). En provenance du Fourneau (forges-fours à chaux), pour un accès direct au canal de Berry. Nous avions fait la visite du « Fourneau », dont il reste de beaux éléments de constructions, lors d’un canal vélo de l’Arécabe, avec la complicité de Geneviève.

Nous ne pouvons tout voir malgré notre curiosité, mais ce sont de belles invitations à revenir dans cette région riche de son patrimoine industriel.

La pause-café, thé, chocolat, gourmandises, se fait ici sur la ligne des bœufs, au soleil, à l’abri du vent.

En repartant l’usine STROMAG, aujourd’hui fabrication de freins à disques, autrefois importante sucrerie, tout au bord du canal et bénéficiant aussi de la « ligne des bœufs » qui la reliait à la gare de la Guerche.

Voici maintenant l’écluse de FAGUIN.

Nous sommes dans un beau site, une maison éclusière en bon état, l’important moulin de FAGUIN-sur-l ‘AUBOIS, en arrière-plan. Et un arbre qui pousse dans les bajoyers de l’écluse - voyez la photo - qui à terme, et ce sera dans très peu de temps, va faire « exploser » l’ouvrage. « C’est un s c a n d a l e ».... car la situation a été dénoncée maintes fois, et bien avant que l’arbre atteigne cette importance.

La colère nous donne de quoi activer nos pas le long d’un canal embroussaillé, mais le chemin est fréquentable. Nous arrivons à l’écluse des Marais, la maison éclusière est habitée. Sortant de la « forêt » nous sommes maintenant sur un espace ouvert, avec vue sur le bocage. La cuvette du canal et les chemins sont bien entretenus.

A l’écluse de Chérelles ou Chézelles, passait la ligne de démarcation. En peu de temps nous rejoignons notre point de chute de La Chapelle Hugon.

Merci à Geneviève, Maryse, Pierre, Jack, André pour le partage de leurs connaissances, merci à tous de votre présence.

Rando-découverte du 23 janvier 2017, décrite par Sabine, illustrée par les photos de Mireille. Le tout mis en page par Arlette.

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