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La Chapelle Hugon – Sancoins

lundi 27 février 2017, par ARLETTE, MSMT

Pluie du matin n’arrête pas le pèlerin, pluie de la journée, ne fait que l’encourager !

Et notre vingtaine de marcheurs est bien décidée à en découdre.

Le début de cette balade fait de nous des indignés. Indignés de voir qu’aujourd’hui encore on comble le canal avec de nouveaux remblais. Nous nous battons pour la mise en valeur de ce canal et d’autres n’y voient qu’un encombrant fossé à combler !

Expliquez nous..., expliquez vous... !

Le canal est donc comblé, puis à sec et envahi de végétation jusqu’ à l’écluse de la CARRIÈRE. Pierre qui a vécu quelques temps dans cette maison éclusière nous relate la vie spartiate dans cet endroit isolé. La prochaine écluse était celle de TRéZY englobée dans une propriété privée cachée à nos regards. Nous sommes sur le site des forges de TRéZY. Geneviève nous guide et par la description des lieux, nous conte l’activité de ces forges. TRéZY-GROSSOUVRE environ 2,5 km de canal profond, à certains endroits les bords en sont cimentés.

Au milieu des Carrières, le reste d’un Four à chaux.

En arrivant à GROSSOUVRE, la cuvette est à nouveau comblée.

GROSSOUVRE, arrêt sur image : 1443, premières traces d’activité de haut fourneau et forge. Au fil des années extension, constructions. L’usine métallurgique a fonctionné jusqu’en 1879. Ici étaient élaborés fonte et fer dont une partie était transformée en produits semi-finis dans la forge de TRéZY.

Restent la halle à charbon « espace métal » et les logements ouvriers, dont les « galeries » premières « HLM » (1834-1835), réhabilités et toujours en fonction.

Le site est vendu en 1885, il est réaménagé en une importante tuilerie briqueterie par la famille LAVALLEE de Sancoins. Aujourd’hui existe encore une production de tuiles par les Ets IMERYS toiture. GROSSOUVRE qui n’était qu’un hameau de VEREAUX, a donc vu sa population augmenter autour des activités industrielles, elles-mêmes en pleine expansion. Il en est de même pour JOUET qui était un hameau de ST GERMAIN, et TORTERON un hameau de PATINGES.

Je vous conseille la lecture du fascicule élaboré et édité par ATF : « Grossouvre a 150 ans (1863 – 2013) un village né de l’industrie »visitez sur le site : Les galeries Et n’oubliez pas de revenir visiter « l’Espace métal », vous serez projeté dans cet univers par une scénographie très explicite.

Vous aimeriez une petite pause ? Geneviève qui connaît les lieux et les Grossouvrois nous trouve un bel abri où nous allons nous restaurer et papoter à souhait.
Merci Monsieur le Maire pour votre hospitalité.

Continuons sur le tracé du canal, comblé puis, comment dire.... emboisé… ?
L’écluse des MIRLORETS elle-même est une belle pépinière de reboisement !

La prochaine écluse que nous rencontrerons est à 17,358 km, et se nomme l’écluse de LIéNESSE. Nous traverserons le « bief supérieur de partage » (voir le mini lexique du canal) entre Val d’Aubois et Vallée de l’Auron. Mais ceci est une autre histoire, pour notre prochaine escapade.

Au pont de «  Moulin Brûlé » on retrouve le canal en eau. Cette fois-ci l’élément liquide ne nous quittera plus jusqu’à FONTBLISSE, terme de nos balades hivernales.

D’ailleurs un peu plus loin, nous découvrons l’arrivée d’une ancienne alimentation en eau du canal autrefois en provenance de l’usine élévatoire de MORNAY. Cette usine construite en 1880 devait pallier au manque d’eau récurrent en été. Pompée dans la rivière Allier, l’eau après un parcours d’une dizaine de kilomètres rejoignait le canal ici à FROIDEFOND. Plus loin, c’est le ruisseau l’ARCUEIL qui passe sous le canal avant de rejoindre l’AUBOIS.

Bruits de circulation, avant de rejoindre le port de SANCOINS, il nous faut traverser la N76, voilà un passage dangereux pour les promeneurs qui fréquentent les rives du canal, puisqu’il n’a pas été prévu que les piétons, cyclistes, et encore moins les bateaux, puissent passer en sécurité.

SANCOINS a vu une grande activité de tuileries et briqueteries et Pierre nous indique le lieu où ces usines prospéraient, dont la tuilerie PERUSSON.

La pluie se fait plus présente, et nous nous quittons un peu humides mais tellement plus riches de toutes ces découvertes.

Merci à Pierre d’avoir partagé ses souvenirs et connaissances. Merci à Geneviève pour qui le Val d’Aubois n’a plus de secret.
Merci à André d’ouvrir toujours et encore les perspectives pour un canal de demain.
Merci à Mireille pour les photographies.
Merci à tous de votre présence et bonne humeur. A la semaine prochaine.

Texte de Sabine, photos de Mireille
mise en page Arlette